A cet instant précis, je réfléchis !
Et je me pose une question infinie.
Suis-je raisonnable de vivre,
Pour ce monde minable et ivre ?
Oui, ivre, saoulé par les malheurs,
Toutes ces guerres incommensurables
Ces spectacles de la nature qui se meurt,
Ces dégringolades du genre humain affable.
Mais où est la raison pourrais-je me dire ?
Elle est sans doute dans nos coeurs,
Mais nos esprits remplis de rancoeur
Veulent toujours plus, toujours pire.
Où est le bon et le mauvais,
Je ne le sais et ne les trouvent.
Et je ne peux cependant qu'espérer
Que quelqu'un le sache mais qu'il le prouve !
Petite enfant, dans ton village éphémère
Chaque soir tu demandes dans tes prières
Que cesse l'intolérance, le racisme primaire
Entre un peuple déchiré par la guerre.
Jeune adolescent dans tes jeux innocents
Tu ne sais plus pleurer ni même rire.
La violence que t'entoure te fait souffrir
Et tu ne te souviens plus des bras de maman.
Adulte gaillard, ta haine t'assassine
Et tu ne le sais que trop bien.
Jamais tu ne connaîtras la routine
D'une vie occidentale que tu imagines.
Hagard vieillard, tu occultes depuis toujours
La vie plus que la mort qui t'enlace.
Tu ne parviens plus à donner de l'amour
Alors tu t'aventures sur des chemins sans retour.
Et toi, la mort qui a su réunir enfin
Cette petite enfant, ce jeune adolescent,
L'adulte gaillard et l'hagard vieillard,
Te sens-tu plus rassasiée maintenant ?
Et toi, qui continues de tuer aujourd'hui,
Aimes-tu voir le sang couler dans la rue
Plus que dans tes propres veines ?
Cessons les crimes et tolérons la différence.